mardi 23 septembre 2008

* 23/09/08 *

Il est quatre heures vingt, ce vingt trois septembre deux mille huit. C'est passionnant de froideur, les chiffres. Des chiffres, des aiguilles, des minutes et des heures qui défilent, et des GENS. Des gens, qui ne savent pas qu'il est si précieux, ce laps qui nous rabiboche la gueule chaque matin. Faut se remplir la tête de bons souvenirs. Moi, je vis dans la passion et l'urgence, depuis deux ans.
Tu sais elle a peur dans ce monde qui n'excuse que l'amour tendre, d'une mère ou d'un père, l'Amour, d'un homme qui se couche sous la pluie, ou d'une femme qui enfante de sa moitié, même s'il est parfois des amitiés bien durables autant le diamant qui perce de son éclat la langueur de tes yeux.
Ne vois-tu pas que ta vie pourrait être si enviable, si belle, envolée, qu'il lui faille peur? Elle te veut avec elle, pour garder intact le family circle de l'enfance. Tu t'es battue, tu t'es échappée de cette condition étouffante, et doucement, tu y reviens, pour y crever peut être ? Sois toi, et ouvres les yeux sur mes mains. Elles sont là, à ta nuque, à tes hanches, à ta vie. Je te donne tout, pour un clin d'oeil. Il ne manque que ton étincelle, ton indépendance, ta passion retrouvée, asphyxiée par cette pression familliale, pour enflammer cette vie que tu te rends si médiocre. Et il est difficile de me soustraire au poids que rajoute ma simple présence.
Tu es belle, tu es jalouse, vivante, tu portes du feu dans tes veines, et je n'ai jamais croisé quelqu'un qui puisse me captiver à ce point. Tu es forte et sensible, impétueuse et si féminine. La médiocrité, je n'aime pas t'y voir retourner. Les portes du voyage, de l'amour fou, de la folie complice. De cet enfant que j'ai tant souhaité, et qui est là, quelque part. De tout ce qui a été magique dans cet axe noir et blanc, au jeu des ombres, puise dedans et affiche ton sourire. Te laisse pas envahir, petite soeur.. il y a des soirs, je déteste les satellites autant que je t'aime.


Le revers de la passion, 23 septembre 2006.

Nous mettions tout notre talent à jouer au jeu des enfants qui s'aiment. "Tire, relache, pousse moi, tu es jolie, je t'arrose, appuie toi sur moi.." C'était là notre quotidien. A la manière d'un arbre dont les racines jouent avec le cours d'eau qu'elles atteignent, je la regardais me sourire, elle aimait me séduire et m'offrait ses yeux comme un bijoux sucré. De sa nuque je parcourais le grain, mes doigts attentionnés à ne pas la blesser. Ma petite soeur en somme. Ma petite soeur qui sourit.
Je me suis perdu il y a peu. C'était il y a quelques jours, en buvant des Heineken dans un petit bistrot clando.Tu sais, un de ces bistres où se rencontrent sous les goémons de la nuit les tellines et les arapèdes qui peuplent les hauts fonds; le soir, quand ces grands fauves viennent s'abreuver au comptoir usé, il s'en passe des aventures ! J'écoute, je note sans noter, ces petites histoires qui "de soirs pisseux en matins blêmes vous tirent au fond du trou". La tête accoudée à la coque du raffiot, j'étais là, les yeux crispés sur l'étoile rouge de la bouteille verte.

Avec un ami nous discutions du quotidien, de nos amours ratés, de nos joies passées, de nos chimères. Il évoquait un improbable voyage ensemble, un de ces french roadmovies où complètement défoncés l'on sillone les villes au hasard des panneaux officiels. "A gauche ou à droite ? Roule roule copain! On verra bien.." .. et puis tout à coup, elle est descendue comme la cire d'une bougie depuis longtemps allumée : c'était une idée de trop, une idée à la con, une idée comme on ne devrait jamais en avoir.
Tu vois, elle était là, dans mes pupilles, et semblait les raviver. Elle me tournait autour, flottant à la manière d'un spectre d'Hollywood, m'embrassait, me possédait. Son étreinte si forte que je ne pouvais bouger, mon coeur aux abois. "Tu devrais lui dire" "Tranche la question" "Dis lui de te répondre" "est ce qu'elle t'aime ?" "Tu peux pas rester comme ça..."
La petite voix courait dans ma tête à la manière d'un lutin irlandais : tantôt cachée derrière une banalité de notre discussion, elle surgissait à chaque recoin de ma réflexion. J'aurai voulu couper le son de cette radio interne, mettre en pause cette voix omniprésente. Inutile : à chaque effort pour la contrer, sa force décuplait, jusqu'à m'envahir tout entier. Pris au piège, le ventre retourné et les mains tremblantes, sa torture me fît vaciller : j'acceptais.
"Ok très bien j'ai besoin de clarté, je lui poserai la question", criais-je en moi-même. "Lâche moi cruelle pensée, lâche mon esprit je t'obéis.." Le lendemain je lui posais la question : "Veux-tu que nous vivions ensemble?".
Elle a dit non, et depuis j'ai dans la gorge le goût ferreux du revers de la passion.

jeudi 29 mai 2008

Voilà

Nouvelle ère... nouvel air.
J'abandonne ce blog, et vais poser mes mots sur une nouvelle adresse, un autre horizon. Ne pas lâcher ce qu'il y a de profond, l'écriture, et toi, qui parcours ces lignes.
Bye le Lair.

Voilà, c'est fini
On a tant ressassé les mêmes théories
On a tellement tiré chacun de notre côté
Que voilà, c'est fini
Trouve un autre rocher petite huître perlée
Ne laisse pas trop couler de temps sous ton p'tit nez
Car c'est fini...hum, c'est fini

Voilà, c'est fini
On va pas s'dire au revoir comme sur le quai d'une gare
J'te dis seulement bonjour et fais gaffe à l'amour
Voilà, c'est fini
Aujourd'hui ou demain c'est l'moment ou jamais
Peut-être après-demain je te retrouverai
Car c'est fini...hum, c'est fini

J'ai fini par me dire qu'on éviterait le pire
Qu'il fallait mieux couper plutôt que déchirer
J'ai fini par me dire que p't'être on va guérir
Et que même si c'est non, et que même si c'est con
Tous les deux nous savons que de toute façon

Voilà, c'est fini
Ne sois jamais amère, reste toujours sincère
T'as eu c'que t'as voulu, même si t'as pas voulu c'que t'as eu
Voilà, c'est fini
Nos deux mains se desserrent de s'être trop serrées
La foule nous emporte chacun de nôtre côté
C'est fini...hum, c'est fini

Voilà, c'est fini
Je ne vois plus au loin que ta chevelure nuit
Même si je m'aperçois que c'est encore moi qui te suis
C'est fini...hum, c'est fini, c'est fini, c'est fini

lundi 28 avril 2008





Aujourd'hui, c'est lundi. Un lundi qui ne ressemble en rien à ce que je connais. Pourquoi ? C'est un secret ! Un secret, pas très gardé, et dont la clé du coffre ne se trouve pas au fond du puits... la voilà peut-être, la clé : (ou clef)

Ils sont partis, sans crier gare
Avec leurs môme(s) et leurs guitares
Nos frères gitans de Saint-Ouen...
Ell's sont parties, à tire-d'aile
Et sans retour, les hirondelles
Paris n'en avait plus besoin...
Flots de béton et de bêtise
Faut des drugstore(s) et du strip-tease
Des building(s) et des souterrains
Et de Boulogne et de Vincennes
Et des &laqno; quais fleuris » de la Seine
Bientôt, il ne restera rien...

Mais ce jour-là, ma tourterelle
Ma fille à moi, ma toute belle
Ma frangin' d'amour, ma maman...
Malgré les planche(s) et puis la terre
On s' blottira comme on sait l' faire
Nous deux !
Malgré la terre et puis les planches
On s' câlin'ra, comm' le dimanche
Quand on va pas au cinéma
Nous deux...
Et qu'après, on s' retrouve en rêve
Fascinés comme Adam et Êve
Et tout fiers d'avoir trouvé ça :
Nous deux !

Tu vois, c'est écrit à la une :
On se disput' déjà la Lune...
Enfants de demain, innocents !
Un général, sur les planètes
Vous suivra d' loin, à la lunette
Et dira : C'est rouge de sang !...
À tant jongler avec la bombe
Un jour, faudra bien qu'elle tombe...
C'est son but et c'est notre lot...
Il faudra bien que ce jour vienne
Adieu Paris et adieu Vienne
Adieu Rome... et Monte-Carlo !...

Mais ce jour-là, ma tourterelle
Ma fille à moi, ma toute belle
Ma frangin' d'amour, ma maman...
Que tout se glace ou que tout flambe
Ça fait rien, si l'on est ensemble
Nous deux !
Que tout flambe ou que tout se glace
Nous aurons déjà notre place
Dans la légende des amants
Nous deux...
Alors, quand saut'ra la planète
Si jamais sonnent les trompettes
On s'en foutra divinement
Nous deux !

Les gens vont me traiter d'&laqno; artiste »
De sans-coeur !... et si j'en suis triste
Je n'en serai pas étonné
Car ce coeur pitoyable et tendre
À toi seule, qui sus le prendre,
Depuis longtemps je l'ai donné...
Tout comme aujourd'hui, je te donne
Cette chanson de fin d'automne
Qui se voulait chanson d'amour...
Je ne suis ni saint, ni apôtre
Et, pour penser encore aux autres
Le temps qu'il me reste est trop court...

En attendant, ma tourterelle
Ma fille à moi, ma toute belle
Ma frangin' d'amour, ma maman...
Puisque nos âmes vagabondent
Allons faire le tour du monde
Nous deux !
Puisque vagabondent nos âmes
Embrassons-nous tout près des lames
De l'Océan des mauvais jours
Nous deux...
Et puis, à nos amours, fidèles
Au cur des neiges éternelles
Allons nous perdre pour toujours !
Nous deux !...

dimanche 20 janvier 2008

lundi 7 janvier 2008

Le 7 janvier

nous voilà le 7 janvier, et tout rentre dans l'ordre : 07/01/08. En effet, 7+1, 8. C jobard.

J'ai de la flemme dans les sinus
J'suis la foule au fond des bus
J'ai la hâte des sourires
J'suis la hantise du pire
J'ai des tags au bout du coeur
J'suis comme cet été sans fleur
J'ai la marche dans le sang
J'suis l'oeil de tes parents
Et je t'ai dans la peau
Et je suis sous ta peau
Je me faufile entre tes cils
Et me recouvre de rubis
Je me faufile sous ta peau
Comme le serpent de cacao
 


lundi 24 décembre 2007

Theremin, la musique du bout des doigts

Je profite de quelque heures à tuer pour me ballader sur YouTube.. pas très original, mais ça me permet de vous faire partager quelques vidéos. La première montre un instrument que j'adore : le Theremin, une sorte de capteur d'ondes relié à un ampli : démonstration de "Legend of Zelda"! Les notes s'expriment à fleur de peau.



Blue Man Group

Un groupe de trois percussionnistes assez déjantés, dont voici 2 vidéos :




Solar BOT

Ouahhh ! un robot solaire capable d'éviter les obstacles, et qui se déplace à la recherche du point le plus lumineux... ça se trouve en kit à monter sur http://pagermotors.com.

lundi 17 décembre 2007

17 décembre, Paris.

La magie sous nos yeux, de la Grande Roue à l’Arc de Triomphe, pour un week-end à la découverte des illuminations élyséennes. Et quel spectacle au sortir du Lido, à la nuit tombée, que celui qui nous est offert : dans le chant des Klaxons qui descendent la grand avenue, la foule empressée, frigorifiée, bousculante, le nez levé vers les arbres de lumière. Les commentaires des badauds se disputent aux rugissements des allers-venues citadines - “Que c’est beau!” - “Magnifique” - et pleuvent les flash. Mille et une étincelles recouvrent l’imaginaire de l’enfant serré sur les épaules du père aux yeux embués par la splendeur du moment : mille et un visages sous la condensation de l’air vif, rivés comme ceux du supporter attentif, jouent un ping-pong onirique entre l’Arc et la Roue. Le froid n’y peut rien: il est battu, terrassé par la beauté féerique de l’instant, valsé par le spectacle stellaire du ballet des JSF100. On est là, saisis, souriants à ses échos, pris du vertige d’y être pour quelque chose, ce vertigo intime et sucré qui nous rend beau et debout.
Quelques clichés plus loin l’Arc nous fait un Triomphe, comme incliné par la grâce de l’avenue qui s’offre à ses pieds de 1806. Ça clignote et ça fuse, ça bulle et ça pétille, on se salue: il sera bientôt l’heure de se mettre au chaud, attablés aux souvenirs de ces moments magiques comme un clin d’oeil à la vie qui sourit. Une vie à laquelle on offre une merveille du monde, sous la voûte éternelle des sages astres qui nous veillent.

mercredi 10 octobre 2007

Mon Cher Paulo...

J'suis un mannequin glacé
Avec un teint de soleil
Ravalé, Homme pressé
Mes conneries proférées
Sont le destin du monde
Je n'ai pas le temps je file
Ma carrière est en jeu
je suis l'homme médiatique
je suis plus que politique
je vais vite très vite
j'suis une comète humaine universelle
je traverse le temps
je suis une référence
je suis omniprésent
je deviens omniscient
j'ai envahi le monde
Que je ne connais pas
Peu importe j'en parle
Peu importe je sais
j'ai les hommes à mes pieds
Huit milliards potentiels
De crétins asservis
A part certains de mes amis
Du même monde que moi
Vous n'imaginez pas
Ce qu'ils sont gais
Qui veut de moi
Et des miettes de mon cerveau
Qui veut entrer
dans la toile de mon réseau
Militant quotidien
De l'inhumanité
Des profits immédiats
Des faveurs des médias
Moi je suis riche très riche
je fais dans l'immobilier
je sais faire des affaires
Y'en a qui peuvent payer
j'connais le tout Paris
Et puis le reste aussi
Mes connaissances uniques
Et leurs femmes que je...
Fréquente évidemment
Les cordons de la bourse
Se relâchent pour moi
Il n'y a plus de secrets
Je suis le Roi des rois
Explosé l'audimat
Pulvérisée l'audience
Et qu'est-ce que vous croyez
C'est ma voie c'est ma chance
j'adore les émissions
A la télévision
Pas le temps d'regarder
Mais c'est moi qui les fais
On crache la nourriture
A ces yeux affamés
Vous voyez qu'ils demandent
Nous les savons avides
De notre pourriture
Mieux que d'la confiture
A des cochons
Qui veut de moi
Et des miettes de mon cerveau
Qui veut entrer
Dans la toile de mon réseau
Vous savez que je suis:
Un homme pressé
Un homme pressé
Un homme pressé
j'suis une victime en fait
Un homme pressé
Un homme pressé
Un homme pressé
je suis un militant quotidien
De l'inhumanité
Et des profits immédiats
Et puis des faveurs des médias
Moi je suis riche très riche
je fais dans l'immobilier
je sais faire des affaires
Y'en a qui peuvent payer
Et puis je traverse le temps
je suis devenu omniprésent
je suis une super référence
Je peux toujours ram'ner ma science

Moi je vais vite très vite
Ma carrière est en jeu
je suis l'homme médiatique
Moi je suis plus que politique
Car je suis un homme pressé
un homme pressé
un homme pressé
un homme pressé
un homme pressé
un homme pressé
Love Love Love
Dit-on en Amérique
Lioubov
Russie ex-soviétique
Amour
Aux quatre coins de la France........


..........

mardi 11 septembre 2007

Se lever comme ça..


Est-il des journées décemment sereines sans plaisir sexuel matinal ?
Et ben non..

vendredi 7 septembre 2007

Mélanges


Oulala.. Ne buvez pas! Enfin, ne buvez plus.. enfin j'veux dire, attention aux mélanges! Hier soir pendaison, de crémaillère (hého l'asticot), chez Axelle. Joli appartement au centre d'Apt, dans un quartier où se regroupe volontiers la top-list fine-fleur de ma belle entreprise. Les présentations ne sont donc pas à faire, autant attaquer l'apéritif! Le buffet comprenait du jambon roulé au cranberries, une spécialité du pays des cranberries, c'est à dire canneberge ou airelle, ou encore "atoca" j'ai cherché la traduction ce matin.. je vois déjà le regard biaiseux de ma voisine de gauche qui me voit taper tout ça : "t'as rien d'autre à foutre ??", des petits toasts à la tapenade noire et au saumon des alpes, parmi d'autres mets d'apéro... Mhhh..
Les petits hommes verts, dotés de longs appendices poilus, ne nous ont lâchés que tard dans la nuit : abuz pas le Martini-Whisky ;) Redoutable...

jeudi 6 septembre 2007

Ph. K.

1 68 12 79 829 805 07
Voilà Mademoiselle mon numéro
J'ai les yeux bleus et je deviens gros
J'aime les chiens qui font peur, j'aime les ascenseurs, les tapis roulants
J'aime l'odeur du ciment
J'aime dire bonjour aux autos qui passent
Je pense à la mort, à la mort tous les jours
Vous aussi vous y pensez, oui je le vois bien, au fond de vos yeux bruns
Mademoiselle, déclinez votre identité.
2 69 05 99 131 167 14
1 68 12 79 829 805 07
Voilà les clés Mademoiselle,
Voilà les clés Mademoiselle, Mademoiselle.

A Passion Play...


A passion play, exquise danseuse en cygne au sol, la fixité dans ses yeux noirs. "Ce qui nous tient, jamais ne nous appartient vraiment".. Une passion, c'est quoi, pour toi ? Des mots d'amour, des gestes ralentis pour y puiser le temps, des paupières qui se ferment et te lâchent dans un univers d'étoiles, son image un peu partout, un appartement juste à côté, une rue qui s'en fout, des amis qui font comme si tu n'avais pas changé, des voyages en tête à tête, un enfant qui va venir, ses pyjamas de grenouille, ses premiers gazouillis, est-ce que tu les entends aussi ? et toujours ton image qui sourit, mes mains sur ton ventre doux, des vacances rien que tous les deux, des amis en commun, ta voix le soir contre ma peau, qui nous chuchote ces mêmes mots d'amour.. ton corps qui se glisse dans mes bras entrebaillés, sa bouche sur mes seins, la nuit qui écoute les sons de nos amours, la confiture de ton désir, tout ça c'est pour toi, c'est pour toi...
Je reviendrai coller quelques mots plus tard...
à bientôt :)
bonne journée, ma passion.

dimanche 6 mai 2007

Vertige - Me

N'as-tu cru
Bon d'exercer
Ton attirance ailleurs
Que sur ceux qui
Te convoitaient
T'arrachaient à mes pleurs

N'as-tu vu
La couleur de
Mes yeux virer de bord
Passer par toutes
Celles du feu
Pour s'estomper alors

Moi j'ai bien vu la tienne
Quand j'ai serré trop fort

Le grand vertige t'emmène au loin
Et là je t'apprécie alors
La convoitise ici prend fin
Enfin

N'as-tu su
La douleur que
M'infligeaient tes accords
Tu te livrais
Sans un remord
A des corps étrangers

Le grand vertige t'emmène au loin
Et là je t'apprécie alors
La convoitise ici prend fin
Je prends possession de ton corps
Là tout entier il m'appartient
Depuis que j'ai serré trop fort
Enfin on est bien d'accord
Depuis que j'ai serré trop fort
Enfin

N'as-tu vu
La couleur de
Mes yeux virer de bord

dimanche 15 avril 2007

Bigger than the biggest - Eiffel

En attendant des clichés Karting et América, qui ne peuvent plus tarder, noms des Dieux, Bigger than the Biggest issu de Tandoori le dernier album d'Eiffel...


On vous en dira plus
Ça et rien de moins
On vous crèvera les yeux entre ciel et terre brûlée
Des voix s’élèvent
Des voix célestes
Qui épellent le monde à grands heurts de Time is Money
Ramène ta poire
Fra Angelico
Et viens tout embellir d’un subtil revers de pinceau
Sur les chairs désolées
Des amours déchus
Sur le vieil or des jours que la nuit dévore tout cru
Il nous en reste des guerres
Il nous en reste des carrières
Des magouilles à faire, des produits, des âmes à posséder
Il nous en reste de la merde
A refourguer
Par des médias crevards juchés sur des chaos d’immondices

Bigger than the biggest
Pigs pigs pigs
Bigger than the biggest

Et toi l’ami
Que deviens-tu ?
Toi qui jurais, crachais la conscience absolue
T’as troqué ton credo ?
Tu nous chies ton drapeau
Sur la Promenade des Anglais
Du civil
Au militaire
Sur les deux visages d’un même monstre nucléaire
Je cherche en toi un désert
Je cherche en toi l’absence
Quelque chose qui puisse enfin me rappeler à ma démence
Tu cherches l’amour
Tu en es avide
En continu tu tournes autour comme attiré par le vide
Du temps pour apprendre
Trop de temps pour s’atteindre
On n’pourra pas se fendre de ne jamais rien feindre
Du temps pour reprendre
Le temps de se rejoindre
On n’aura jamais le cran de tout avoir à craindre

Bigger than the biggest
Pigs pigs pigs
Bigger than the biggest

On portera les croix
De la pensée unique
Absorbés par l’éponge du créneau lobbycratique
Pour voir la vie en rose
Du haut des villes en bleu
Se faire tailler des bavures, sécuritaires, parbleu
Non, toi pas fâché
Juste fasciste
Fou du roi sur un grand échiquier de troufions Quo vadistes
Il est temps de réagir enfin
Contre ce qui nous choque
Nous envaseline et nous courbe si souverainement
Les quintes sardoniques
Des bâtisseurs d’empires
Ou les veules charabias des pontifes du moment
Commis d’office
Au commerce inéquitable
Tant des nombres incalculables de dés sont pipés
Dites n’importe quoi
Mais dites le bien
Bradons Dieux à plus offrant sur petite planète affamée

Bigger than the biggest
Pigs Pigs Pigs
Bigger than the biggest

Etat d’urgence à portée de clic
En haut débit, Harry
Sondons l’ampleur de l’insurrection par la croupe
Fusion/acquisition
Fusion/inquisition
Bom ba Dom! for the “The great american slave troupe”

Mais peut-être a-t-on les yeux perdus dans un vieux radiateur de salle de classe ?
Qu’un soleil barbare, darde ses rayons et pianote l’impossible musique du silence.
On a les yeux trop écarquillés pour être vivants. Pour être vivants.

Tombera ?
Tombera pas ?
Frôlons la folie, Ô vieux monde bancal
Nous sommes d’une espèce
Sonnante et trébuchante
Petite démence de nuit, rictus sénile du grand capital
C’en est fini
La biodiversité
Employons nous à scier la branche sur laquelle nous sommes posés
Tombera ?
Tombera pas ?
Des frelons sur la nuque et des sens à rebrousse poil
Nous sommes d’une espèce
Sonnante et trébuchante
Du passé à revivre et du présent en spirale
Employons nous
A trancher
Les gorges de nos propres libertés
Au plus rien d’humain
Au plus rien d’humain pour l’humanité
Au plus rien d’humain
Au plus rien d’humain pour l’humanité

Betty, Lavilliers.

Tu n'as pas sommeil
Tu fumes et tu veilles
T'es toute écorchée
T'es comme un chat triste

Perdu sur la liste
Des objets trouvés
La nuit carcérale
Tombant sur les dalles
Et ce lit glacé
Aller et venir
Soleil et sourire
Sont d'l'autre coté

Ces murs, ces grillages

Ces portes et ces cages
Ces couloirs, ces clés
Cette solitude
Si dure et si rude
Qu'on peut la toucher
Ce rayon de lune
Sur le sol allume
Visage oublié

De celui que t'aimes
Qui tire sur sa chaîne
Comme un loup blessé

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, iils t'on couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler

Je sais, tu vas rester là
T'aimerais plus t'réveiller, plus jamais rêver

Je te dis je t'aime
Dans ce court poème
Dans ce long baiser
Tu es ma frangine
Juste une féminine
Que j'avais rimée

Je te donne ma force
Mes mots et mes notes
Pour te réchauffer
Je haie la morale
Les prisons centrales
Les maisons d'arrêt

Je n'ai pas sommeil
Je fume et je veille
Et j'ai composé

Une chanson d'amour
Une chanson secours
Pour l'autre côté
Pour ceux que l'on jette
Dans les oubliettes
Dans l'obscurité
Pendant qu'les gens dorment
Au fond du conforme
Sans se réveiller


Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'ont couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Tu sais, on s'retrouvera, là
Ailleurs, en plein soleil ...

samedi 14 avril 2007

C'est arrivé près du téléphone


Tête en l'air ? Certainement. D'une pierre, deux coups : café bouillu, café foutu, et la casserole avec ! Tout ça pour un coup de fil : je hais le téléphone ! Please, please, lorsque tu m'appelles, rappelle moi d'éteindre le gaz ! ;)

"Merci France Télécom,
d'avoir pu permettre à nos hommes,
D'ajouter aux bruits de la ville et des klaxons,
La douce sonnerie du téléphone
"

lundi 9 avril 2007

Arénophile

Dans une crique
Et sous le ciel,
Un coup de cric
D'Mister Soleil.
Bronzage en force
Pour des yeux d'ombre
Qui crâmèrent l'écorce
De mes coins sombres !


A cheval dans la nuit
Un si joli dessin
Ma pénombre s'enfuit ;)

- - - - -

Sans transition la page d'un arénophile : le sable du prophète