mardi 13 mars 2007

La Bombe - Boogaerts

Ca y est j'crois qu'cette fois ça suffit
Tu m'donnes froid comme c'est pas permis
Et y'en a marre des pulls (over)

Ca y est j'crois qu'cette fois ça peut plus
J'ai beau mettre mon doigt y'a plus l'jus
Et y'en a marre des piles (wonder)

Mais qui lancera la bombe
Qui lancera la bombe en premier?
C'est p't'êt' toi, sûrement pas
Mais qui lancera la bombe
Qui lancera la bombe en premier?
C'est p't'êt' moi, peut-être moi

Ca y est j'crois qu'cette fois ça m'ennuie
C'est plus très sympa not' partie
Et y'en a marre des pouces (des jokers)

Ca y est j'crois qu'cette fois je faiblis
Là pourvu qu'ça finisse assis
Car y'en a marre des courses (c'est plus l'heure)

Mais qui lancera la bombe
Qui lancera la bombe en premier?
C'est p't'êt' toi, sûrement pas
Mais qui lancera la bombe
Qui lancera la bombe en premier?
C'est p't'êt' moi, pour une fois ...

J'vais pas m'faire un dessin
Je sais bien qu'je sais bien
Je sais bien qu'je sais

Ca y est j'crois qu'cette fois c'est plus beau
J'le vois plus l'éclat ni l'oiseau
Et y'en a marre des films (technicouleur)

Ca y est j'crois qu'cette fois c'est trop lourd
Là toujours te jouer des tours
Y' en a marre tout court, tout court

J'vais la lancer la bombe
La lancer la bombe en premier
Tu verras, elle tombera
J'vais la lancer la bombe
La lancer la bombe en premier
Tu verras, pour une fois ...

J'vais pas m' faire un dessin
Je sais bien qu'je sais bien
Je sais bien qu'je sais

dimanche 11 mars 2007

Kombi !


Avec les beaux jours qui pointent leur nez, je fourmille d'envies d'évasion : c'est donc décidé je retape mon kombi ! C'est un type 2 "bay window" de 73, tout blanc. Je viens de passer 2 jours à le remettre en marche, et il roule ! Bon il a besoin quelques révisions, et je n'ai pas le matériel nécessaire. Dès demain il part chez un garagiste pour cette partie. Je compte aussi le repeindre, et là j'hésite : bicolore easy, genre blanc et violet, ou une fresque sur toute la carrosserie.... bah je verrais bien ! si vous avez des idées ou des photos, envoyez !
Lez it the road again ;)
Whaouuu

samedi 10 mars 2007

vivons perchés


Un très beau livre réalisé par des créateurs de cabanes perchées, qui travaillent dans la plaine de Villars. Les photographies et les aquarelles se font face pour exprimer toute la fascination du vieux rêve d'enfant. Les menuisiers chargés de la construction sont d'excellents artisans, qui réalisent à chaque fois des prouesses : ils "habillent" l'arbre sans lui planter un seul clou ni couper de branches maitresses. Il y a de nombreuses cabanes ainsi réalisées dans la région, notamment dans le Luberon.
Aux éditions de la Martinière
~ VIVONS PERCHES ~

lundi 5 mars 2007

Je suis un voyou

Ci-gît au fond de mon cœur une histoire ancienne
Un fantôme, un souvenir d'une que j'aimais

Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes
Mon bel amour dure encore, et c'est à jamais

J'ai perdu la tramontane
En trouvant Margot
Princesse vêtue de laine
Déesse en sabots
Si les fleurs, le long des routes
S'mettaient à marcher
C'est à la Margot, sans doute
Qu'ell's feraient songer
J'lui ai dit: "De la Madone
Tu es le portrait !"
Le Bon Dieu me le pardonne
C'était un peu vrai

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

La mignonne allait aux vêpres
Se mettre à genoux
Alors j'ai mordu ses lèvres
Pour savoir leur goût
Ell' m'a dit, d'un ton sévère
"Qu'est-ce que tu fais là ?"
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
J'lui ai dit: " Par la Madone
Reste auprès de moi ! "
Le Bon Dieu me le pardonne
Mais chacun pour soi

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

C'était une fille sage
A " bouch', que veux-tu ?"
J'ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus
Ell' m'a dit d'un ton sévère
" Qu'est-ce que tu fais là ? "
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
Puis, j'ai déchiré sa robe
Sans l'avoir voulu
Le Bon Dieu me le pardonne
Je n'y tenais plus !

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

J'ai perdu la tramontane
En perdant Margot
Qui épousa, contre son âme
Un triste bigot
Elle doit avoir à l'heure
A l'heure qu'il est
Deux ou trois marmots qui pleurent
Pour avoir leur lait
Et, moi, j'ai tété leur mère
Longtemps avant eux
Le Bon Dieu me le pardonne
J'étais amoureux !

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

Marcel Proust

Les relations avec une femme qu'on aime peuvent rester platoniques pour une autre raison que la vertu de la femme ou que la nature peu sensuelle de l'amour qu'elle inspire. Cette raison peut être que l'amoureux, trop impatient par l'excès même de son amour, ne sait pas attendre avec une feinte suffisante d'indifférence le moment où il obtiendra ce qu'il désire. Tout le temps il revient à la charge, il ne cesse d'écrire à celle qu'il aime, il cherche tout le temps à la voir, elle le lui refuse, il est désespéré. Dès lors elle a compris que si elle lui accorde sa compagnie, son amitié, ces biens paraîtront déjà tellement considérables à celui qui a cru en être privé, qu'elle peut se dispenser de donner davantage, et profiter d'un moment où il ne peut plus supporter de ne pas la voir, où il veut à tout prix terminer la guerre, en lui imposant une paix qui aura pour première condition le platonisme des relations. D'ailleurs, pendant tout le temps qui a précédé ce traité, l'amoureux tout le temps anxieux, sans cesse à l'affût d'une lettre, d'un regard, a cessé de penser à la possession physique dont le désir l'avait tourmenté d'abord, mais qui s'est usé dans l'attente et a fait place à des besoins d'un autre ordre, plus douloureux d'ailleurs s'ils ne sont pas satisfaits. Alors le plaisir qu'on avait le premier jour espéré des caresses, on le reçoit plus tard, tout dénaturé, sous la forme de paroles amicales, de promesses de présence qui, après les effets de l'incertitude, quelquefois simplement après un regard embrumé de tous les brouillards de la froideur et qui recule si loin la personne qu'on croit qu'on ne la reverra jamais, amènent de délicieuses détentes.
La manière désastreuse dont est construit l'univers psycho-pathologique veut que l'acte maladroit, l'acte qu'il faudrait avant tout éviter, soit justement l'acte calmant, l'acte qui, ouvrant pour nous, jusqu'à ce que nous en sachions le résultat, de nouvelles perspectives d'espérance, nous débarrasse momentanément de la douleur intolérable que le refus a fait naître en nous. De sorte que, quand la douleur est trop forte, nous nous précipitons dans la maladresse qui consiste à écrire, à faire prier par quelqu'un, à aller voir, à prouver qu'on ne peut se passer de celle qu'on aime.
La souffrance dans l'amour cesse par instants, mais pour reprendre d'une façon différente. Nous pleurons de voir celle que nous aimons ne plus avoir avec nous ces élans de sympathie, ces avances amoureuses du début, nous souffrons plus encore que, les ayant perdus pour nous, elle les retrouve pour d'autres.
Comment a-t-on le courage de souhaiter vivre, comment peut-on faire un mouvement pour se préserver de la mort, dans un monde où l'amour n'est provoqué que par le mensonge et consiste seulement dans notre besoin de voir nos souffrances apaisées par l'être qui nous a fait souffrir ?
La manière chercheuse, anxieuse, exigeante, que nous avons de regarder la personne que nous aimons rend notre attention en face de l'être aimé trop tremblante pour qu'elle puisse obtenir de lui une image bien nette.

Et des fleurs..

Un peu de jardinage, pour le bien des plantes et de la tête : ne plus penser, tout au moins se plonger dans une activité qui occupe l'esprit tout en épatant les yeux..
Avec Edelwen c'est toujours un régal de triturer le jardin, de le retourner, de l'aménager à sa façon, comme dans ses dessins magiques d'imagination.. Des photos valent mieux que des mots, en voici en voilà prises cet aprem




dimanche 4 mars 2007

Ménagerie de printemps



Un dimanche ensoleillé ? L'occaz d'aller dénicher du cade, juniperus oxycedrus, afin de le tourner dans la semaine. Oui biensûr je n'aurai pas la patience de le faire sécher un an, dans un recoin sec à l'abri de la lumière. Peu importe, j'ai de la gouge dans les idées ! Dimanche printanier, où les papillons sont allés faire des bisous aux jonquilles.. J'en profite pour présenter ma petite ménagerie, heureuse de cette journée lumineuse :
De haut en bas, gauche à droite :
Pinpin, le lapin fou qui s'est bien intégré :)
Godasse, le chat le plus cool de la région PACA
Manga, le vieux bagarreur pépère
Yoki, qu'est dingue.. chienne susceptible !
Xiarou, la petite enfoirée aussi voleuse qu'elle est affectueuse
Arf il manque une photo de Miaousse, qui s'en est allée dormir dans un coin cet aprem'.